Foire aux questions (FAQ)

FAQ - Glossaire

Sources sismiques - Séismes, explosions nucléaires, événements miniers

Généralités

Magnitude

Distribution et fréquence des séismes

Dans le monde

Au Canada

Des séismes dans l'ouest du Canada

Des explosions nucléaires

Géologie (failles, glissements de terrain, etc.)

Les instruments

Les banques de données canadiennes

L'aléa sismique

Faire face aux séismes

Les sismologues

Sources sismiques - Séismes, explosions nucléaires, événements miniers

Généralités

Qu'est-ce qu'un séisme ?

Physiquement, un séisme est le résultat d'un mouvement brusque de deux blocs de roc le long d'une cassure (faille) située en profondeur dans l'écorce terrestre. Après de très forts séismes, ce mouvement peut être visible en surface.

Dans l'est du Canada, de tels glissements le long de failles se sont toujours produits dans l'écorce terrestre. Bien que de nombreuses failles anciennes dans cette région soient visibles à la surface, aucune donnée ne démontre que nous sommes en présence de failles actives. Ces failles sont le résultat de mouvements géologiques produits sur des millions d'années d'histoire géologique. La présence de ces failles ne signifie pas pour autant que des séismes pourraient survenir à ces endroits

Beaucoup de gens croient à tort que, lors des séismes, le sol s'entrouvre pour engloutir de malheureuses victimes. Cette conception des séismes, bien incrustée dans notre subconscient, ne correspond aucunement à la réalité; on la doit plutôt à l'imagination des producteurs d'Hollywood.

Après un fort séisme, il se peut que des fissures apparaissent sur le sol ou dans les sous-sols. Il ne s'agit pas de failles, ni de crevasses qui se refermeront. Ces fissures sont probablement apparues en raison du tassement du sol que les vibrations ont causé.

Qu'est-ce qui cause les séismes le long des limites de plaques tectoniques ?

Les séismes sont causés par la déformation de la partie supérieure cassante des plaques tectoniques, qui constituent la partie externe de l'écorce et du manteau de la Terre. En raison du réchauffement et du refroidissement de la roche sous ces plaques il y a de la convection dans le manteau (sous l'écorce). Cette convection entraîne les plaques de l'écorce qui «flottent» sur le manteau et quand deux plaques se rencontrent, il y a une accumulation de contraintes et l'écorce se déforme. Les plaques se déplacent à des vitesses de 2 à 12 cm par année. Quelquefois, il y a une accumulation énorme d'énergie dans une plaque, ou dans des plaques voisines. Si les contraintes accumulées dépassent la résistance de la roche dont sont constituées les plaques cassantes, les roches se brisent soudainement, et relâchent l'énergie accumulée sous la forme d'un séisme. Quatre-vingt-dix pour cent des séismes du monde se produisent le long des contacts entre les plaques.

Comment les séismes causent-ils des dommages?

C'est la secousse du sol qui cause la plupart du dommage associé aux séismes. Des considérations qui déterminent la quantité de secousse du sol qui peut se produire à un site particulier comprennent la magnitude ou taille (quantité d'énergie émise) d'un séisme, la distance au séisme, la profondeur du séisme, type de faille, et type de sol. Dans les endroits où il existe un enregistrement extensif d'activité sismique, on peut souvent estimer ces paramètres. En général, des forts séismes produisent des mouvements du sol de grande amplitude et de longue durée. Des forts séismes produisent aussi de la fort secousse qui étend au travers des régions plus extensives que ceux des plus petits séismes. L'amplitude du mouvement du sol diminue quand la distance au point focal du séisme augmente. La fréquence des ondes change aussi par rapport à la distance. Plus près de l'épicentre, deux types de mouvement sont présent: des mouvements de haute fréquence (rapides), et ceux de basse fréquence (lentes). Plus loin, des mouvements de basse fréquence dominent, ce qui est une conséquence naturelle de l'atténuation des ondes dans la roche. La fréquence du mouvement du sol est une considération prioritaire pour déterminer le niveau du dommage aux structures et quelles structures sont affectés.

Est-ce que la terre s'ouvre pendant un séisme?

Non! Une idée fausse mais fréquemment crue c'est qu'un trou s'ouvre dans le sol pour avaler des victimes malheureuses. Cela n'a aucun rapport à la réalité mais c'est la version des séismes de Hollywood. Après un fort séisme, quelques fentes peuvent apparaître dans le sol ou aux sous-sols. Ceux-ci ne sont pas des failles, ni des crevasses prêtes à refermer. C'est probablement le tassement du sol à cause de la secousse qui les a produites.

Où est-ce que les séismes se produisent?

Les séismes se produisent à travers le monde; Néanmoins, la plupart se produisent au long des failles actives qui définissent les plaques tectoniques majeures de la terre. Quatre-vingt dix pourcent des séismes de la terre se produisent au long les limites de ces plaques (qui comprennent environ 10% de la surface de la terre). Le "cercle de feu" autours l'océan pacifique, et qui comprend la côte ouest du Canada, est une des régions les plus actives au monde.

Quelle est la relation entre les volcans et les séismes?

Les séismes peuvent être associés à l'activité volcanique. Dans le monde, l'activité sismique de plusieurs volcans est surveillée de près afin de fournir des indices d'éruptions imminentes. Les grandes éruptions volcaniques, spécialement celle du type explosif, peuvent relâcher énormément d'énergie qui peut être captée par les sismographes même à grande distance.

Carte des volcans au Canada

Dans le monde, la majorité des volcans et séismes sont localisés dans les mêmes régions. Cette relation s'explique d'après le modèle de la tectonique des plaques (voir questions/réponses ci-haut). D'autres renseignements sur la tectonique des plaques:

Dans l'Est et le Nord du Canada, les séismes ne sont pas reliés à des processus volcaniques. Quoique des roches volcaniques se retrouvent dans plusieurs régions (parfois vieilles de 2 milliards d'années) et que des massifs magmatiques excitent (les Montérégiennes du Québec ont 60 millions d'années), ces événements magmatiques sont trop vieux pour avoir quelque lien que ce soit avec les séismes actuels. Aucune activité volcanique ou magmatique n'est actuellement en cours dans ces régions du Canada.

Pour plus de renseignements au sujet des volcans au Canada, voir Les volcans du Canada (CGC).

D'autres secousses suivent-elles un fort séisme?

Dans les heures ou même les jours suivant un séisme fortement ressenti, il est possible que d'autres secousses soient ressenties. Cette possibilité existe toujours, mais il faut rappeler les quatre faits suivants:

  • Dans la plupart des cas, ces secousses (appelées répliques) seront plus faibles; les vibrations seront donc moins fortes.
  • Ces répliques n'annoncent pas un séisme plus fort.
  • Les répliques sont un phénomène normal; elles indiquent un rajustement de l'écorce terrestre après le séisme principal.
  • Le nombre de répliques ressenties est fort variable et, donc, imprévisible. Il peut y en avoir quelques par jour ou seulement quelques par semaine.

Il est impossible de prévoir la magnitude ou le nombre des répliques. Ces données varient d'une région à l'autre, suivant des facteurs qui sont encore mal connus, même des spécialistes.

Peut-on prévoir les séismes ?

Dans l'état actuel des connaissances scientifiques, il n'est pas possible de prévoir les séismes, encore moins la date, l'heure et le lieu exacts où ils se produiront, bien que des scientifiques aient fait de la recherche (anglais) au sujet de plusieurs méthodes tentatives.

Néanmoins, c’est possible et utile d’estimer le taux de séismes, exprimé en forme des probabilités. Le Canada et bon nombre de pays s'efforcent de réduire au minimum les dommages et les blessures causés par les séismes, en mettant en application des normes parasismiques modernes de manière à protéger leur population en tout temps et en tout lieu.

Est-ce que les séismes se produisent plus souvent quand il fait froid?

Quoique l'action du froid ait des effets importants près de la surface, il n'a aucun effet en profondeur là où se produisent les séismes. Près de la surface, l'action du gel et du dégel peut affaiblir et briser la roche sous la pression de l'eau qu'elle contient. Par contre, il s'agit d'un phénomène limité à la surface.

Y a-t-il des mois de l'année qui sont particulièrement actifs pour les séismes?

Non, il n'y a pas de mois particulièrement actifs pour les séismes.

Si on examine la liste des séismes canadiens ou mondiaux, on remarque qu'il n'y a pas de saison qui se distingue particulièrement des autres en ce que concerne le nombre des séismes.

Cette situation s'explique par le fait que les mécanismes qui engendrent les séismes ne dépendent pas de l'écart de température entre les saisons ( voir effet du froid sur les séismes ), ni de la position de la Terre dans le système solaire à différentes périodes de l'année. Ils sont créés par des forces géologiques bien plus puissantes.

La plupart des grands séismes résultent du mouvement d'immenses plaques continentales appelées plaques tectoniques qui se déplacent les unes par rapport aux autres. Le moteur de ces mouvements se retrouve dans le manteau de la Terre sous forme de courants de convection. Ces courants entraînent les plaques tectoniques engendrant séismes et éruptions volcaniques. C'est le relâchement de tension accumulée de part et d'autre d'une faille qui cause les séismes. Autant les mouvements des plaques que l'accumulation de contrainte le long des failles sont des processus continus qui ne dépendent pas de la période de l'année.

Comme la distance entre la Terre et le Soleil change au cours d'une année à cause de la forme elliptique de sa trajectoire terrestre autour du Soleil, on pourrait croire que les forces d'attraction gravitationnelles entre ces deux astres pourraient engendrer des tensions supplémentaires dans l'écorce terrestre. Cependant, des modélisations de ces contraintes ont montrés que cet ajout n'est pas significatif par rapport à l'ampleur des forces tectoniques.

Comme ces forces constituent le seul effet potentiel des saisons sur les séismes, nous devons écarter les saisons comme un facteur qui influence la fréquence des séismes.

Considérons l'exemple d'une galerie de mine. La température à l'intérieur d'une mine va être influencée par la température extérieure sur les 50 premiers mètres seulement. Si on va plus profondément, la température sera contrôlée par la chaleur interne de la terre et, pour une profondeur donnée demeurera relativement constante à longueur d'année.

Les séismes qui commencent en surface sont très rares. Le foyer d'un séisme (lieu où se produit le mouvement le long d'une fracture dans le roc) est généralement situé à plusieurs kilomètres de profondeur (généralement entre 5 et 30 km dans l'est du Canada), là où la température de surface n'a aucune influence. Le foyer du séisme qui s'est produit au Saguenay en 1988 était localisé à une profondeur de 28 kilomètres, où la température demeure constante à environ 300°C.

De plus, les principaux processus causant les séismes (mouvements des plaques tectoniques, volcanismes, etc.) sont des phénomènes à très grande échelle qui ne sont pas influencés par la température régnant à la surface.

Toutefois, près des lacs et des rivières, lorsque les températures ambiantes descendent sous les -20°C, de nombreuses petites secousses peuvent être entendues et parfois même ressenties. Ces secousses ne sont pas des séismes, elles sont causées par la glace qui craque et par le mouvement des blocs de glace les uns contre les autres. Ces secousses (appelées cryoséismes) ne peuvent être ressenties que très près du plan d'eau. On peut parfois détecter de tels craquements de glace sur un sismographe situé a proximité du plan d'eau.

Exemple d'un cryoséisme Trace sismique typique d'un cryoséisme enregistré sur la composante verticale du poste sismographique SADO (Sadowa, Ontario, près du lac Huron et de la Baie Georgienne) le 18 janvier 2000 à 18h55 par un soir de grand froid (on a dénombré 12 cryoséismes dans l'intervalle de 2 heures ce soir-là). Un sismologue reconnaîtrait immédiatement la nature d'un tel événement par son contenu mono-fréquentiel.

Qu'est-ce que l'intensité d'un séisme?

Voir Échelle Mercalli modifiée d'intensité

Les séismes peuvent-ils être déclenchés par l'activité humaine ?

L'activité humaine, comme les explosions nucléaires souterraines et la mise en eau des réservoirs derrière les grands barrages, peut parfois déclencher des séismes, mais ces derniers se produiront toujours à proximité du lieu de ces activités. À la suite d'explosions nucléaires souterraines, on a souvent enregistré de petits séismes à proximité des sites d'explosion. Ces séismes sont provoqués par l'effondrement de la cavité créée par l'explosion.

Les grands barrages retiennent de grands volumes d'eau. Une partie de cette eau peut s'infiltrer dans des fissures des roches sous-jacentes, ce qui déclenchera parfois de petits séismes sous le réservoir ou à proximité.

Il ne faut cependant voir aucun lien entre de telles activités humaines et des séismes se produisant à des centaines, ou des milliers de kilomètres plus loin.

Un petit séisme annonce-t-il un séisme plus fort ?

Non, sauf dans de très rares exceptions. Chaque année, plusieurs centaines de séismes se produisent au Canada. Une infime minorité d'entre eux précèdent un séisme plus fort.

Même s'il arrive qu'un fort séisme soit précédé d'un choc précurseur (le séisme qui s'est produit au Saguenay en novembre 1988 en est un exemple), un petit séisme n'est pas le signe annonciateur d'un séisme plus important. Le Canada est le théâtre de plusieurs centaines de petits séismes chaque année, mais il n'a connu que quelques grands séismes au cours du XXe siècle.

Il reste qu'un petit séisme devrait idéalement nous amener à réfléchir aux mesures de sécurité à prendre avant, pendant et après un séisme.

Magnitude

Qu'est-ce que la magnitude d'un séisme ?

La magnitude est une mesure de la quantité d'énergie libérée pendant un séisme. On peut mesurer cette énergie sur l'échelle de Richter. Pour calculer la magnitude, on mesure l'amplitude des ondes enregistrées sur un sismogramme, en tenant compte de la distance entre l'appareil enregistreur et l'épicentre du séisme. La magnitude étant représentative du séisme lui-même, il n'y a donc qu'une valeur de magnitude par séisme.

Prenons comme exemple le séisme du Saguenay survenu le 25 novembre 1988. On n'a pas enregistré une magnitude de 6 à Québec et une autre de 4 à 5 à Montréal; les effets (ou intensités) aux deux endroits ont été différents, mais la magnitude du séisme est représentée par une valeur unique, en l'occurrence 6 sur l'échelle de Richter.

L'échelle de Richter est basée sur une relation logarithmique. Cela signifie qu'à distance égale, l'amplitude des vibrations d'un séisme de magnitude 6 est 10 fois plus élevée que celle d'un séisme de magnitude 5, et 100 fois plus élevée que celle d'un séisme de magnitude 4.

Un séisme de magnitude 6 libère environ 30 fois plus d'énergie qu'un séisme de magnitude 5, et environ 1000 fois plus d'énergie qu'un séisme de magnitude 4.

Il est très peu probable qu'un séisme de magnitude inférieure à 5 cause des dommages.

Quelle est la différence entre la "magnitude" et l'"intensité" d'un séisme?

L'intensité décrit les effets d'un séisme, à un endroit donné, sur des objets naturels, sur des installations industrielles et sur les êtres humains. L'intensité diffère de la magnitude, qui est liée à l'énergie relâchée par un séisme.

Quelle est la différence entre les magnitudes ML et mN?

Sans entrer dans les détails sismologiques, disons que la magnitude telle que définie par Charles Richter est la source de toutes les échelles de magnitude. Au fil des ans cependant, on s'est aperçu que la magnitude de Richter définie pour la Californie (ML signifie magnitude locale), ne s'appliquait pas à l'Est de l'Amérique du Nord où les ondes sismiques s'atténuent différemment. Otto Nuttli, un sismologue de l'Université de Saint-Louis aux États-Unis, a mis au point une magnitude qui correspondait mieux à la réalité de l'Est de l'Amérique. C'est une des formules que Nuttli a dérivée qui est utilisée pour mesurer les séismes de l'est du Canada. La formulation utilisée est appelée Magnitude Nuttli ou mN. Afin de simplifier les communications auprès du public, les sismologues canadiens parleront souvent de la magnitude de Richter alors que strictement parlant les séismes de l'est du Canada sont mesurés suivant la magnitude Nuttli. Une exception existe pour les très petits séismes de la région de Charlevoix où la magnitude ML est utilisée.

Dans le monde, d'autres échelles de magnitude existent suivant les conditions à la source des séismes (profondeur), les conditions d'atténuation, le type d'onde mesurée, etc. De plus en plus, les sismologues décrivent les séismes suivant l'échelle de magnitude du moment (MW ou M).

Certains séismes ont une magnitude négative, est-ce une erreur?

Non, ce n'est pas une erreur. Comme vous savez, une baisse de 10 fois en amplitude décroît la magnitude par 1. Assumons que sur un sismogramme:

  • une amplitude de 20 millimètres correspond à un séisme de magnitude 2.
  • 10 fois moindre (2 millimètres) correspond à une magnitude de 1;
  • 100 fois moindre (0,2 millimètres) correspond à magnitude 0;
  • 1000 fois moindre (0,02 millimètres) correspond à magnitude -1.

Naturellement, une magnitude négative ne se retrouve que pour de très petits événements, qui ne sont pas ressentis par les humains.

Y a-t-il une magnitude maximale pour un séisme?

Quoique théoriquement il n'y a pas de limite mathématique au calcul de la magnitude, physiquement il y en a une. La magnitude est reliée à la surface des blocs de roc qui se frottent et qui donne naissance aux ondes sismiques. Puisque les plaques tectoniques ont des dimensions finies, la magnitude doit donc plafonner elle aussi. On croit que les plus grands séismes peuvent atteindre magnitude 9,5, ce qui correspond à la magnitude du séisme du Chili décrit ci-dessous.

À partir de quelle magnitude est-ce que les séismes sont ressentis? Quand les dommages commencent-ils à être constatés?

Il est difficile de répondre de façon absolue. D'après les séismes du passé, on peut cependant dresser quelques généralités pour l'est du Canada.

Existe-t-il plusieurs échelles de magnitude?

Quoique les sismologues réfèrent le plus souvent à la magnitude sur l'échelle de Richter, plusieurs échelles de magnitude existent.

Distribution et fréquence des séismes

Dans le monde

Avec quelle fréquence les séismes se produisent-ils?

Fréquence globale des seismes

Où puis-je trouver des renseignements sur les séismes mondiaux?

En plus des réseaux internationaux qui peuvent détecter les séismes de magnitude 5,0 et plus, la plupart des pays ont leur propre réseau national.

Les séismes se produisent-ils plus fréquemment?

Non, les séismes se produisent à un rythme assez semblable d'année en année. Pour en savoir plus: Site du USGS (anglais).

Quel fut le plus grand séisme dans l'histoire mondiale?

Le plus grand séisme de l'histoire récente est le séisme du Chili du 22 mai 1960, que l'on estime à magnitude 9,5. D'après le USGS, ce séisme a causé la mort de plus de 2,000 personnes au Chili, en plus d'engendrer un tsunami qui a déferlé autour du Pacifique, ajoutant plusieurs centaines de victimes au bilan. Les plus grands séismes mondiaux (anglais) depuis 1900 sont décrits sur le site du USGS.

Au Canada

Les séismes se produisent-ils fréquemment au Canada?

Au moyen, la Commission Géologique du Canada enregistre et localise plus de 4000 séismes au Canada chaque année. C'est environ 11 par jour! Parmi ces 4000, seulement cinquante (1/semaine) sont ressentis.

Où est-ce que les séismes se produisent au Canada?

Les séismes se produisent au travers une grande partie du Canada. La plupart des séismes se produisent au long des limites actives des plaques tectoniques au large de la côte de Colombie-Britannique, et au long la cordillère au nord (dans le coin sud-ouest du territoire Yukon et dans les monts Richardson et dans la vallée du Mackenzie) et les marges arctiques (comprenant Nunavut et le nord du Québec). Des séismes se produisent fréquemment dans les vallées d'Outaouais et de St. Laurent, et en Nouveau Brunswick, et la région au large de la côte au sud de la Terre-Neuve.

  • La province au Canada avec la probabilité la plus basse de subir un séisme est le Manitoba.
  • La province au Canada avec la probabilité la plus élevé de subir un séisme est la Colombie-Britannique.
Est-que des séismes causent du dommage au Canada?

Oui! Quelques des séismes qui ont causé le plus de dommage du monde se sont produits ici. (Veuillez voir la question prochaine.)

Quel est le plus grand séisme de l'histoire canadienne?

Le séisme de 1949 de magnitude 8,1 dans l'archipel des Îles de la Reine Charlotte fut le plus grand séisme canadien jamais enregistré. Ce séisme, (plus fort que celui de San Francisco de 1906) a rompu un segment de 500 km de long de la faille de Queen Charlotte et a été ressenti au travers presque la totalité de la Colombie-Britannique, et jusqu'au territoire Yukon au nord et jusqu'au l'état d'Oregon au sud.

Un plus grand séisme encore se serait produit le 26 janvier 1700 au large de la Colombie-Britannique.

Des séismes dans l'ouest du Canada

Les séismes se produisent-ils fréquemment dans l'ouest du Canada?

Chaque jour! Des scientifiques du bureau de la Commission Géologique du Canada près de Sidney, C.-B. enregistrent et localisent environ 1000 séismes chaque année dans l'ouest du Canada.

Est-ce qu'il y avait des séismes qui ont causé du dommage dans l'ouest du Canada?

Oui! Quelques des séismes qui ont causé le se sont produits à l'ouest du Canada. Veuillez cliquer ici pour voir les 5 les plus importants.

Pourquoi est-ce qu'il y a tant de séismes dans l'ouest du Canada?

L'ouest du Canada est la région avec le niveau le plus haut d'activité sismique au Canada. Cette région comprend plusieurs zones distinctes d'[activité sismique intense][eqcan 5y fra], chacune corrélative à une régime particulière des plaques tectoniques. Parmi elles, la zone avec le niveau le plus haut d'activité sismique est au large de la côte, à l'ouest de l'Île de Vancouver. Plus de 100 séismes de magnitude 5 ou plus se sont produits ici dans les derniers 70 ans. La plupart de la sismicité se produit dans des zones de croûte océanique fracturée, qui délignent les limites des petites plaques nommées les plaques Explorer et Juan de Fuca

Il y a aussi un haut niveau d'activité sismique dans la zone de subduction de Cascadia. Ici, la plaque Juan de Fuca descend sous la plaque nord-américaine qui l'abatte à l'est. Donc, des séismes profonds (plaque descendante) et peu profonds (plaque en haut) se produisent dans cette zone, tandis que pas de séismes se produisent à la zone de contact entre les deux plaques. Une autre région de haut niveau d'activité sismique est délimitée par une zone de fragmentation ou des failles, jusqu'à l'ouest de Haida Gwaii. Des séismes de magnitude 7 se sont produits ici en mai 1929 et juin 1970.

La région qui comprend les monts St-Elias, le sud-ouest du territoire Yukon et l'extrémité nord-ouest de la C.-B., aussi, est une région de haut niveau d'activité sismique. C'est à cause de la déformation des frontières des plaques entre deux plaques qui convergent dans la zone (la plaque pacifique à l'ouest et la plaque nord-américaine à l'est.) Finalement, la cordillère canadienne montre habituellement de la sismicité intense au nord de 60 degrés dans une zone large à travers des monts Mackenzie et Richardson. Le plus fort séisme enregistré ici, de magnitude 6,9, s'est produit aux monts Mackenzie en décembre, 1985. Au sud de 60 N, l'activité sismique diminue rapidement loin de la côte jusqu'à un niveau bas à travers une grande partie de la cordillère, tandis que c'est un peu plus haut à la chaîne côtière du sud de la Colombie-Britannique jusqu'à la frontière du Yukon.

Quelles sont quelques études importantes qui nous renseignent au sujet de l'aléa sismique dans l'ouest du Canada?

Il y a plusieurs types d'étude pour comprendre l'aléa sismique: surveiller des séismes; surveiller la déformation de l'écorce terrestre; la cartographie de l'environnement marin pour trouver de l'évidence de l'activité sismique au large des côtes; des recherches au sujet de la propagation des ondes; la cartographie de la structure de la terre; comprendre des états géologiques locaux; et la recherche pour de l'évidence des séismes préhistoriques.

Des scientifiques au Centre géoscientifique du Pacifique de la Commission Géologique du Canada effectuent plusieurs types d'études pour améliorer notre compréhension de l'aléa sismique dans l'ouest du Canada.

De quelle périodicité des séismes megatectoniques se produisent-ils?

Le temps de récurrence varie d'une zone de subduction à une autre. Dans la zone de subduction de Cascadia, 13 séismes megatectoniques pendant les derniers 6000 ans ont été identifiés, ce qui égale au moyen un séisme megatectonique chaque 500 à 600 ans. Néanmoins, ils ne se sont pas produits régulièrement. Quelques parmi eux se sont produits si près que 200 ans et quelques si loin que 600 ans. Le dernier a eu lieu il y a 300 ans.

De quelle taille peuvent-ils être?

Des séismes megatectoniques sont des séismes les plus forts du monde. On estime que le dernier séisme de la zone de Cascadia avait la magnitude 9. Un séisme megatectonique à Chile en 1960 était de magnitude 9,5, et un en Alaska en 1964 était de magnitude 9,2.

Comment est-ce qu'on sait que des séismes megatectoniques se sont produits?

La submersion soudaine de la côte extérieure dès qu'un séisme megatectonique a lieu tue la végétation, ce dont la date peut être déterminée. Des séismes megatectoniques causent aussi des glissements de terrain sous-marins au large de la plate-forme continentale jusqu'à l'océan profond. On peut reconnaître les dépôts dans des carottes de sondage du plancher sous-marin.

Comment est-ce qu'on sait qu'un tel séisme se répétera à l'avenir?

On peut détecter que la déformation de l'écorce terrestre suit un schéma prévisible avec du mesurage géodésique très soigneux en utilisant des satellites du système mondiale de localisation (GPS), du nivellement précis, du mesurage précis de la gravité et la technologie du laser pour déterminer des changements de la distance.

Si l'ébranlement causé par un séisme de magnitude 7 est 10 fois plus fort que celui de magnitude 6 et 100 fois plus fort que celui de magnitude 5, est-ce que l'ébranlement causé par un séisme de magnitude 9 est 100 fois plus fort que celui de magnitude 7?

Non. L'ébranlement causé par un séisme, à l'étendue des fréquences qui causent des dommages aux bâtiments, augmente jusqu'à un maximum entre un séisme de magnitude 7 et 8, et puis l'ébranlement couvre une plus grande région seulement. Cependant, la durée de l'ébranlement d'un séisme megatectonique est beaucoup plus longue. Elle peut être quelques minutes. Cette longue durée peut causer des dommages aux bâtiments de quelques types qui n'auraient pas été endommagés au même niveau d'ébranlement causé par un plus petit séisme.

Si un séisme de magnitude 9 peut dévaster Kobe, Japon, qu'est-ce qu'un séisme megatectonique fera à Vancouver?

Le séisme de Kobe était directement sous la ville, tandis que le séisme megatectonique sera à une distance d'environ 150 kilomètres de Vancouver. La configuration des dommages serait très différente. On peut trouver un bon exemple des types de dommages que le Vancouver peut s'attendre à subir si on regarde ce qui s'est passé à Anchorage, Alaska pendant le séisme de magnitude 9,2 de 1964. Anchorage est à environ la même distance de la faille de subduction d'Alaska. Il y avait moindre dommage ou pas de dommage aux petits bâtiments sauf s'ils étaient affectés par des glissements de terrain. Presque tous les dommages étaient aux grandes édifices ou aux grandes structures comme des ponts.

Est-ce que l'Île de Vancouver coulera dès qu'un séisme megatectonique se produira?

Non. l'Île de Vancouver fait partie de la plaque tectonique nord-américaine. Le fait qu'il y a de l'eau entre l'Île de Vancouver et le continent est dû au niveau actuel de la mer. Néanmoins, la côte ouest de l'Île de Vancouver affaissera tant qu'un ou deux mètres dès le prochain séisme megatectonique.

Les séismes megatectoniques sont-ils notre danger le plus grand?

Non. Les séismes continentaux, qui ne sont pas assez forts mais qui peuvent se produire beaucoup plus près de notre zones urbaines et plus fréquemment, sont le danger le plus grand dû au séismes.

Pourquoi les séismes megatectoniques causent-ils des tsunamis?

Le mouvement chevauchant des séismes megatectoniques cause des grands mouvements verticaux au plancher sous-marin qui déplacent une grande volume de l'eau, et cette déplacement se propage en devenir un tsunami.

Est-ce que toute la côte de C.-B. est exposée au danger des tsunamis?

Non. Seulement la côte exposée à l'océan pacifique ouvert est vulnérable aux vagues dangereuses des tsunamis. Les zones vulnérables aux tsunamis sont indiquées dans les pages aux onglets rouges des annuaires téléphoniques publiés pour les localités costales de la Colombie-Britannique.

Comment sont les messages de tsunami différents ( Alerte / Veille / Avis / Information )?

Définitions du message West Coast/Alaska Tsunami Center (WCATWC)

Les données de certaines sismographes de Ressources naturelles Canada (RNCan) sont transmises à la West Coast and Alaska Tsunami Warning Centre (WCATWC) de la National (États-Unis) Oceanic and Astmospheric Administration (NOAA) à Palmer, Alaska. Cette information est intégreée avec les données d'autres sismographes internationales, les marégraphes et des bouées océanique en eau profonde pour produire des alerts aux tsunamis (avertissements, surveillance et bulletins d'information) pour toutes les cotes d'Amérique du Nord (y compris l'Atlantique et l'Artique). WCATWC distribue ces messages aux organismes de gestion des urgences et d'autres clients 5 à 15 minutes après un tremblement de terre potentiellement tsunamigènes s'est produit et fournit des mises à jour à intervalles réguliers.

Les définitions des produits de la West Coast/Alaska Tsunami Center (WCATWC) ont changées aux définitions procurées ci-dessous le 12 Février 2008. Les produits émis par le centre sont l’alerte, l’avis, la veille et le bulletin d’information. Chaque produit possède une signification distincte en rapport avec la réaction d’urgence locale. En résumé :

Alerte Effet Action
Alerte -> inondation par une vague possible -> évacuation complète suggérée
Veille -> niveau de danger pas encore connu -> demeurez en alerte pour plus d’info
Avis -> Courants forts probable -> restez éloigner du rivage
Information -> vagues mineures au maximum -> aucune action suggérée

Basé sur l’analyse des données sismiques ou l’amplitude prévue (dépendant des données du niveau de la mer reçues par le centre ou pas), le WCATWC émettra le produit approprié. Les alertes et les avis suggèrent qu’on doit entrer en action. Les veilles sont publiées pour fournir une alerte à l’avance pour les régions éloignées de la vaque frontale et pourraient être en danger. Au moment où le niveau de danger est déterminé, la veille est augmentée à une alerte ou un avis, ou cancellée. La définition complète de chaque message est donnée ci-dessous et d'autres reseignements/détails sont disponibles à http://wcatwc.arh.noaa.gov/ la site web de WCATWC.

Alerte de tsunami – une alerte de tsunami est émise lorsqu’un tsunami en potentiel capable de produire une inondation significative et étendue est imminent ou prévu. Les alertes préviennent le public de la possibilité d’une inondation côtière étendue et dangereuse et accompagnée de courants puissants qui pourraient s’effectuer pendant plusieurs heures après l’arrivée de la vague initiale. Les alertes avertissent les officiels de la gestion des mesures d’urgence d’entrer en action afin de sécuriser la zone entière qui est menacée par le tsunami. Les actions appropriées qui doivent être prises par les officiels locaux peuvent inclure l’évacuation des régions côtières des bas niveaux, et repositionner les navires dans les eaux profondes si le temps le permet de façon sécuritaire. Les alertes peuvent être mises à jour, ajustées géographiquement, abaissées, ou cancellées. Pour procurer l’avertissement le plus tôt possible, les alertes initiales sont basées uniquement sur l’information sismique.

Veille de Tsunami - une veille de tsunami est émise pour avertir les officiels de gestion d’urgence et le public d’un évènement qui peut affecter plus tard la région en état de veille. L’état de veille dans une région pourrait être augmenté à une alerte ou un avis – ou annulé – basé sur l’information récente et l’analyse. Alors, les officiels de gestion d’urgence ainsi que le public devraient se préparer pour entrer en action. Normalement les veilles sont publiées et basées sur l’information sismique sans confirmation qu’un tsunami destructif est en voie.

Avis de Tsunami – un avis de tsunami est émis à cause de la menace d’un tsunami en potentiel qui peut produire des courants forts et des vagues dangereuses pour ceux dans l’eau ou près de l’eau. Les régions côtières historiquement susceptibles au damage causé par les courants forts des tsunamis sont exposées à un risque plus élevé. La menace peut continuer pour plusieurs heures après l’arrivée de la vague initiale, mais une inondation significative et étendue n’est pas prévue dans les régions en état d’avis. Les actions appropriées à prendre par les officiels locaux peuvent inclure la fermeture des plages, l’évacuation des havres et les marinas, et repositionner les navires dans les eaux profondes si le temps le permet de façon sécuritaire. Normalement les avis sont mis à jour pour continuer l’avis, pour agrandir ou diminuer les régions affectées, pour rehausser à un état d’alerte ou canceller.

Message d’information de tsunami – un message d’information de tsunami est émis pour informer les officiels de gestion des mesures d’urgences et le public qu’un tremblement de terre s’est manifesté dans une autre section de l’océan. Dans la plupart des cas, les messages d’information sont publiés pour indiquer qu’il y a aucune menace de tsunami destructif et de prévenir que les évacuations ne sont pas nécessaires puisque le tremblement de terre pourrait avoir été ressenti dans les régions côtières. Un message d’information peut, dans des situations appropriées, mettre en garde envers la possibilité de tsunamis destructifs locaux. Les messages d’information peuvent être retransmis avec de l’information additionnel, par contre normalement ces messages ne sont pas rehaussés. Cependant, une veille, un avis ou une alerte peuvent être émis pour une région, si nécessaire, suivant l’analyse et la réception d’information plus récente.

Si nous avons beaucoup de petits séismes est-ce qu'ils dégageront la stresse qui augmente pour un séisme megatectonique?

Non. Il faut que beaucoup, beaucoup de petits séismes aient lieu pour dégager la quantité d'énergie équivalente à un grand séisme. La quantité d'énergie augmente environ 40 fois avec chaque augmentation d'une unité à l'échelle de magnitude. Ainsi, si on considère un petit séisme au niveau d'être ressenti, environ magnitude 2, il faudrait y avoir 40x40x40x40x40x40x40 de ces séismes pour dégager la quantité d'énergie d'un séisme de magnitude 9. Cela serait environ un million de petits séismes par jour, chaque jour, pendant 500 années. On n'observe pas ce niveau-ci d'activité sismique.

Des explosions nucléaires

Est-ce qu'on peut enregistrer des explosions nucléaires?

Oui! Tandis qu'il y a des différences entre les enregistrements d'un séisme et d'une explosion nucléaire, on utilise les même appareillage de base et technologie de mesurage. Le Canada, soyant en géographie le deuxième plus grand pays du monde, joue un rôle important dans le surveillance des explosions nucléaires.

Géologie (failles, glissements de terrain, etc.)

Où puis-je trouver des renseignements sur les failles et la géologie de ma région?

Si vous habitez dans l'Est ou le Nord du Canada, disons tout de suite que la présence de failles dans votre région n'est pas indicative d'une probabilité de séismes plus élevée. Dans ces régions du Canada, les failles représentent des mouvements géologiques très anciens. La Commission géologique du Canada a produit des cartes pour certaines régions du Canada. Vous pouvez consulter ce qui est disponible dans la banque de données GEOSCAN.

Les instruments

Qu'est-ce qu'un sismographe?

Comment enregistrons-nous les séismes ? - Le Sismographe

À quoi ressemble des ondes sismiques?

Comment enregistrons-nous les séismes ? - Des Ondes Séismiques

Peut-on construire son propre sismographe?

Construire son propre sismographe est possible, mais cela demande du temps et du matériel. Si votre projet est dû demain, oubliez çà! Si vous avez un peu plus de temps voici une référence (anglais):

  • "The Amateur Scientist", Scientific American, July 1957 and July 1979: Basic principles and how to build a simple seismograph.

L'article 1979 est reproduit sur le site de Redwood City (California) Public Seismic Network (anglais).

Quelle échelle est utilisée pour la visionneuse de sismogramme "Voyez la secousse!"?

L’échelle verticale a été fixée à un niveau choisi pour supprimer la plupart du bruit local et pour mettre l'accent sur des séismes canadiens. Le but de ces affiches est de fournir des informations qualitatives pour le grand public. Il n’y a pas de correspondance simple entre l’amplitude sur la visionneuse et la magnitude d’un séisme, car ça dépend de la distance au séisme et des autres facteurs.

Ceux qui veulent des informations techniques peuvent télécharger des formes d’onde de nos archives de formes d’onde; cependant, pour l’usage et pour l’interprétation des données il se peut qu’on ait besoin des logiciels sismologiques spécialisés et de l’expertise sismologique. Quelques enregistrements qui peuvent paraître assez grands sont en réalité simplement du bruit comme le vent ou de l’activité humaine près du poste sismographique. Veuillez voir « Interprétation des sismogrammes ».

Pour trouver la magnitude des événements, vous pouvez consulter nos rapports sur les derniers séismes importants et les séismes des derniers 30 jours.

L'aléa sismique

Les bâtiments peuvent-ils être conçus pour résister des séismes?

Oui! Des ingénieurs peuvent concevoir des structures qui peuvent résister des séismes, et ils le font.

Est-ce que les bâtiments au Canada sont conçus pour résister des séismes?

On a utilisé les premières cartes de l'aléa sismiques en Canada à partir de l'année 1953. Cette première carte était une évaluation subjective fondée sur l'activité sismique historique. En 1970 les premières cartes modernes ont été développées en utilisant des méthodes probabilistes. En 1985 deux cartes ont été produites, "accélération" -- convenable pour utiliser en concevant des petits structures, et "vélocité" -- convenable pour utiliser en concevant des structures plus grandes.

Où est-ce que je peux trouver des renseignements au sujet de l'aléa sismique au Canada?

Où est-ce que je peux trouver des cartes d'aléa sismiques au Canada?

Des sismologues à la Commission Géologiques du Canada produisent des cartes d'aléa sismique pour l'utilisation avec le code national des bâtiments du Canada.

Quel type de structure est la plus sécuritaire?

Le type de structure la plus sécuritaire est un édifice modern, bien conçu et bien construit. En générale, des maisons de charpente en bois font bien pendant un séisme. Néanmoins, même ces structures sont vulnérable aux dommages causés par de la défaillance du sol; des cheminées peuvent être endommagées ou peuvent effondrer, des fenêtres peuvent se casser, des murs intérieurs peuvent fissurer, et des maisons qui ne sont pas fermement attachées avec boulons à leur fondation peuvent défaillir au niveau du sol ou près de ce niveau. Pour plus d'information au sujet de votre maison et des séismes, veuillez cliquer ici. Pour quelques exemples des dommages aux maisons de charpente au bois typiques pendant le séisme de magnitude 7,3 de l'Île de Vancouver de 1946, veuillez cliquer en bas:

Des structures de maçonnerie non armée (ceux qui n'ont pas été améliorées) sont en général plus vulnérable aux dommages sismiques. Pour voir quelques photos des dommages aux structures de maçonnerie non armée pendant le séisme de magnitude 7,3 à l'Île de Vancouver en 1946, veuillez cliquer en bas:

Où est-ce que je peux trouver des renseignements supplémentaires au sujet de la génie sismique?

Faire face aux séismes

Que faire pendant un séisme ?

Les OBJETS QUI TOMBENT représentent la source principale de danger lors d'un fort séisme. Au Canada, il n'y a jamais eu d'effondrements de maisons pendant un séisme. Cependant, divers objets peuvent, en tombant, causer des dommages ou des blessures. Vous devez tout d'abord vous mettre à l'abri d'objets qui peuvent tomber comme les cadres, les lampes, le plâtre des plafonds ou du haut des murs ou encore les cheminées qui pourraient s'effondrer à l'extérieur ou à l'intérieur en heurtant la toiture.

Voici ce dont il faut se rappeler:

  • Rester calme.
  • Si on est à l'intérieur, y rester. Ne pas se précipiter dehors; on pourrait être frappé par des débris ou des morceaux de verre. S'abriter sous un bureau solide, une table ou un lit, ou se placer dans le cadre d'une porte. Ne jamais utiliser d'ascenseurs; ils pourraient avoir été endommagés, ou une panne de courant pourrait survenir.
  • Si on est à l'extérieur, y rester. Se tenir éloigné des fils électriques et des bâtiments (les cheminées des maisons peuvent s'écrouler pendant un fort séisme).
  • Si on est dans un véhicule, le stationner loin des édifices, des ponts ou des viaducs.

Pour en savoir plus, veuillez suivre les liens à Protection civile des séismes

Que faire après un fort séisme ?

  • Rester calm.
  • Porter secours aux blessés, s'il y a lieu. Parler calmement de ce qui vient de se produire avec les membres de la famille pour réduire la nervosité Toujours parler calmement aux enfants.
  • Rester à l'écoute de la radio et suivre les instructions qui y sont données.
  • N'UTILISER LE TÉLÉPHONE QU'EN CAS D'URGENCE.
  • Ne pas entrer dans les bâtiments endommagés.
  • Pour prévenir les incendies, vérifier ou faire vérifier les cheminées avant d'utiliser les appareils de chauffage ou les foyers. Vérifier toutes les conduites de gaz (surtout, pas d'allumettes!).
  • Les tremblements de terre peuvent provoquer d'énormes vagues océaniques appelées tsunamis. Le séisme soi-même est la meilleure alerte, et la population locale des zones à risque des tsunamis devrait être préparée à évacuer au terrain plus élevé immédiatement (au moins 10 mètres plus haut que le niveau de la mer) en cas d'un grand séisme sous-marin. Restez à l'écoute de la radio pendant un désastre.

Pour en savoir plus, veuillez suivre les liens à Protection civile des séismes

Qu'est-ce qui cause les dommages ?

La plus grande partie des dommages causés par les séismes est causé par les secousses telluriques. La magnitude (la grandeur) d'un séisme, la distance de la région source (l'épicentre), le type de faille en cause, la profondeur et le type de matériau sont des facteurs importants pour la détermination de l'intensité des secousses qui seront produites en un lieu donné. Si on dispose d'un historique détaillé de l'activité sismique, on peut souvent estimer ces paramètres.

Par exemple, la magnitude du séisme influence de plusieurs façons le tremblement du sol. Généralement les grands séismes produisent des mouvements de sol de grande amplitude et de longue durée. Les grands séismes produisent également de fortes secousses sur une plus grande superficie que les séismes plus petits. De plus, l'amplitude des mouvements du sol décroît à mesure qu'on s'éloigne de la source du séisme. Les différentes fréquences des secousses varient aussi avec la distance. Près de l'épicentre, on observe à la fois des mouvements rapides (haute fréquence) et des mouvements lents (basse fréquence). Si on s'éloigne de l'épicentre, les mouvements de basse fréquence dominent, c'est une conséquence naturelle de l'atténuation des ondes dans la roche. La fréquence des secousses est un facteur important dans la détermination des dommages aux structures et des types de structures qui seront touchées.

Les maisons résistent-elles aux séismes ?

En règle générale, les maisons canadiennes à charpente de bois sont très capables de résister aux vibrations causées par des séismes, même très grands. De plus, les immeubles modernes doivent être conçus suivant des normes du code du bâtiment (national ou provincial) conçues pour réduire la probabilité d'effondrement des immeubles pendant un fort séisme.

Toutefois, les codes du bâtiment ne couvrent pas certains types de dommages non liés à la structure. Ainsi, il est possible que l'on observe des fissures sur des murs. Les ouvrages de maçonnerie non armée (murs de briques et cheminées, par exemple) tolèrent plutôt mal les vibrations horizontales intenses et peuvent parfois céder.

Les vibrations peuvent aussi entraîner un tassement du sol sous les habitations et ainsi causer des fissures dans les sous-sol ou provoquer un gauchissement des murs. Ce sont là des phénomènes indirects, qui ne sont pas nécessairement reliés à la présence d'une faille à proximité de l'habitation.

Pour en savoir plus des effets des séismes aux bâtiments, veuillez voir la section 4 ci-haut, "L'aléa sismique". Veuillez voir aussi Comment résisterait votre maison?

Les sismologues

Qu'est-ce qu'un sismologue?

FAQ - Qu'est-ce qu'un sismologue?

Que font les scientifiques à la suite d'un séisme ?

Dans l'heure suivant un séisme d'une certaine importance (de magnitude supérieure à 4,5 pour l'est du Canada), les scientifiques de la Commission géologique du Canada déterminent le lieu du séisme et en mesurent la magnitude sur l'échelle de Richter. Ils utilisent les données que leur fournit le réseau de sismographes de l'est du Canada, lequel est directement relié au bureau d'Ottawa 24 heures sur 24 (en Colombie-Britannique, un réseau semblable est relié au bureau de Sidney). Les scientifiques transmettent ensuite ces informations à Protection civile Canada et à la Presse canadienne, et au Québec à la Sûreté du Québec et à Hydro-Québec.

Dans les heures qui suivent, les sismologues décident s'il est souhaitable d'effectuer un levé sur le terrain pour en apprendre davantage sur le milieu géologique où le séisme s'est produit et pour enregistrer toute réplique qui pourrait survenir dans les heures et les jours suivants.

Lorsqu'ils effectuent un levé sur le terrain, les sismologues installent des sismographes portatifs afin de mesurertout nouveau relâchement d'énergie qui pourrait se manifester par des répliques. Ces données sont analysées dans les semaines et mois suivant le séisme principal et permettent aux scientifiques de mieux comprendre le phénomène des séismes au Canada. À court terme ces données ne peuvent pas servir à prévoir les séismes. À plus long terme, elles permettront d'analyser de façon plus approfondie l'activité sismique de la région observée.

De plus, si le séisme est suffisamment important, d'autres scientifiques spécialisés dans les dépôts de surface (argile, sable) peuvent se joindre à l'équipe sur le terrain. Des ingénieurs viendront peut-être aussi inspecter les édifices pour mieux déterminer les effets du séisme. Certains d'entre eux pourront même retourner sur le site plusieurs mois plus tard pour recueillir des données additionnelles.